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ANGTI : la détresse des anciens employés

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Leur cri de détresse va-t-il être entendu ? Les ex-salariés de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) l’espèrent en tout cas.

Broyant du noir, ils s’en remettent à nouveau au président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour la poursuite du paiement de leurs droits légaux. Une opération qui s’était faite partiellement par le ministère du Budget et des Comptes publics alors dirigé par Sosthène Ossoungou Ndibangoye, mais stoppée depuis quelques mois.

« Nous pensons que le chef de l’État, qui n’a de cesse de se préoccuper des conditions d’existence de ses compatriotes, est le seul à ordonner le paiement de l’intégralité de nos droits« , disent-ils.

Si le paiement de ces acquis a connu un début d’exécution, c’est inévitablement parce qu’un calcul avait été fait. Il ne restait plus qu’à épurer cette dette, en permettant que chaque bénéficiaire puisse entrer en possession de ses fonds.

Et c’est simplement ce que demandent ces pères et mères de familles au chômage depuis la dissolution de l’ANGTI, lors du conseil des ministres du 2 octobre 2020. Promesse avait été faite sur ce jour-là de procéder à l’épuration complète de leurs droits et leur intégration au sein du ministère tutelle.

Malheureusement, ces promesses n’ont été que partiellement tenues avec le paiement de chaque ancien agent de la moitié des ressources à lui verser. Le problème de liquidité avait été évoquée pour expliquer cela.

C’est la troisième année que les anciens employés de l’Agence nationale des grands travaux d’infrastructures entament sans percevoir une solution plausible qui pointe à l’horizon. Face à cette situation de plus en plus insupportable, ils appellent une nouvelle fois à l’arbitrage de la plus haute autorité du pays, mais aussi du chef du gouvernement qui a, récemment devant la représentation nationale, fait de l’amélioration des conditions de vie de la population un de ses chevaux de bataille.

Ils espèrent, dans ce sens, que des instructions soient données au ministre du Budget et des Comptes publics pour régler définitivement ce dossier.

 

Caroline Bivigou

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