Faits divers

Bateau Esther Miracle : attitude méprisante de l’exploitant ?

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L’enquête annoncée par le gouvernement, après le chavirement du bateau Esther Miracle, devrait être assez facile à mener. Surtout depuis la découverte d’une missive adressée par l’inspecteur des affaires maritimes, au directeur général de la compagnie Royal Coast.

Dans cette lettre qui date du 20 janvier 2023, Paul Mivinga attirait déjà l’attention du premier responsable de la société Royal Coast Marine sur la navigation de nuit, apprend-on des services de la direction générale de la marine marchande. Lesquels ne précisent pas si d’autres avertissements ont eu lieu.
Dans tous les cas, il semble que l’exploitant du navire ayant coulé n’aurait fait qu’à sa tête. Ce qui apparaît comme un mépris à l’égard des services étatiques compétents, même si ceux-ci ne sauraient être exempts de reproches.

Selon plusieurs autres sources, le naufrage survenu dans la nuit du 9 mars dernier ne serait d’ailleurs que la résultante de l’attitude méprisante de la compagnie Royal Coast Marine. Laquelle aurait profité d’un laxisme probable des entités administratives en charge de la gestion et de la régulation des transports fluvial et maritime.

Si l’on s’en tient à ces mêmes sources, le bateau était en surcharge. Avec un nombre de passagers estimés à plus de 200, mais aussi 5 conteneurs de 20 pieds, des véhicules et 7 bœufs.

«C’en était trop pour ce bateau mis en exploitation depuis une cinquantaine d’années, voire plus», dénoncent de nombreux compatriotes affligés par ce drame. «Ajoutant que les ennuis du bateau Esther Miracle ont en réalité commencé dès le départ du port. Normalement, l’équipage n’aurait pas dû foncer. Il fallait plutôt revenir rapidement à quai».

Il reste à espérer l’aboutissement de l’enquête ainsi diligentée, car l’opinion a besoin de connaître la vérité. Les plus hautes autorités aussi.

Caroline Bivigou

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