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Baux administratifs : les charges locatives de l’État ont augmenté de 18 milliards de FCFA en un an

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Les dépenses publiques pour loger les services étatiques ont considérablement augmenté au Gabon. Elles sont passées de 22 milliards de FCFA en 2021 à 40 milliards de FCFA cette année, soit une hausse de 18 milliards de FCFA en l’espace de douze mois.

C’est paradoxal, quand on sait que l’État gabonais possède un impressionnant patrimoine immobilier. Ce paradoxe avait déjà été soulevé en juillet de l’année dernière par Sosthène Ossoungou Ndibangoye, alors ministre du Budget et des Comptes publics, lors d’une communication.
Aussi, avait-il souligné que « ce montant était six fois plus que celui prévu dans le budget, soit 4 milliards de FCFA« . Non sans informer « la mise en place par le gouvernement d’un programme de rénovation de 407 bâtiments à Libreville pour une enveloppe évaluée à 11 milliards de FCFA.

Dix-sept mois après cette communication, force est de reconnaître que rien n’a changé. Bien au contraire, l’État gabonais a davantage puisé dans ses caisses pour enrichir « ses logeurs« .

C’est au cours de la récente séance de travail entre les responsables de l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon) et la délégation du Mouvement des entreprises de France International (MEDEF International) que l’on a appris que les charges locatives de l’État ont augmenté de 18 milliards de FCFA pour se situer au moins à 40 milliards de FCFA aujourd’hui. De quoi se demander pourquoi et comment les services étatiques peuvent-ils s’abonner à la location.

L’interrogation n’est pas saugrenue. Car, si des immeubles poussent comme des champignons à Libreville, et cela chaque année, il est tout étonnant d’apprendre qu’ils appartiennent à des privés qui les louent ensuite à l’État.

En considérant qu’un kilomètre de route bitumée coûte environ un milliard de FCFA au Gabon, le montant dépensé cette année pour la location aurait donc pu permettre de bitumer 40 Km.

Evrah Bavek

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