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CGE : humeur et fantaisie ratées de l’opposition

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La vieillesse est malheureusement la seule maladie dont on ne peut espérer guérir. C’est pourquoi, chez les vieux, la démarche trahit en réalité leur intérieur.

Ceci résume l’attitude de quelques responsables de l’opposition qui escomptaient l’arrêt du processus de renouvellement du bureau du Centre gabonais des élections (CGE).

À tout considérer, le subterfuge qu’ils ont tenté se veut conforme à ce qu’ils avaient déjà dit lors de la rencontre du 16 janvier dernier à Arambo. L’on a souvenance de ce qu’au cours de cette rencontre, Pierre Claver Maganga Moussavou et Paulette Missambo avaient exprimé à Noël Lambert Matha, ministre d’État à l’Intérieur, leur volonté de suspendre la présente procédure.

Raison évoquée : nous allons à la concertation où nous pouvons débattre du CGE. Cette attitude cachait donc leur ruse de dynamiter le Centre gabonais des élections, quitte à fouler aux pieds la décision de la haute juridiction.

Mais le locataire de l’Avenue de Cointet a refusé de céder à la requête fantaisiste et humoristique des deux septuagénaires. Ce jour-là, Noël Lambert Matha a indiqué au bouvier de Moutassou et à la native de Kessipougou « l’obligation de se conformer à la loi actuellement et à celle qui serait projetée lors de la concertation voulue par le chef de l’État« .

Jouer les prolongations était certainement, en définitive, le projet des acteurs politiques opposés au processus de renouvellement du CGE mis en place il y a cinq ans. Les fameuses « listes consensuelles » ne l’étaient pas en réalité.

Cette fois encore, l’opposition s’est comportée comme en 2018 en affichant sa désunion. Simplement parce que certains, se considérant comme « vrais opposants » que d’autres, pensent imposer leur diktat.

Ceci étant, pour le gouvernement, seuls les actes parlent. Le reste n’étant que bavardage.

Pierre Claver Maganga Moussavou et « tantine Paulette » devraient déjà se mettre à l’évidence que « puisque l’âge diminue les agréments, en nous laissant nos défauts, et que la considération est la seule indemnité de la vieillesse, tâchons de devenir plus respectables à mesure que nous devenons moins productifs« .

 

Caroline Bivigou

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