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Concertation politique : des opposants insatiables

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« L’enfer et l’abîme de perdition ne sont jamais rassasiés, ainsi les yeux des hommes sont insatiables. » Cette pensée universelle pourrait résumer l’attitude de certains opposants ayant répondu à l’appel au dialogue du chef de l’État, dans le cadre de la concertation politique initiée par Ali Bongo Ondimba.

Difficile de ne pas faire ce lien, surtout quand on observe l’attitude pour le moins irresponsable de nombre d’acteurs politiques. Lesquels n’ont pas mis du temps, après l’ouverture de ces assises par le président de la République, à confirmer leur visée réelle de bloquer la démarche vers des élections apaisées.

Pour le démarrage effectif desdits travaux , le Premier ministre a accordé aux partis politiques de la majorité et de l’opposition, jusqu’à ce mardi 14 février 2023, le délai nécessaire pour déposer une liste consensuelle de 30 représentants auprès du chef du département ministériel de l’Intérieur. Si l’instruction de la première autorité du Gabon à tout de suite été mise en application par les écuries membres de la majorité, il n’en a pas été ainsi de l’opposition.

Du reste une partie de celle-ci qui continue d’exprimer son insatiabilité. « Il se trouve en effet que certains partis politiques de l’opposition ont jugé ce quota insuffisant », a indiqué Lambert Noël Matha à la presse.

En fait, les opposants en question voulaient davantage que ce qu’a suggéré Ali Bongo Ondimba. « Leurs préoccupations ont donc été portées à la connaissance du chef de l’État qui, Soucieux d’une participation plus inclusive, a porté ce nombre de représentants de 30 à 40 membres », selon le locataire de l’Avenue de Cointet.

Malgré cet élargissement, les opposants gabonais, d’ordinaire très moralisateurs, ont à nouveau montré leur manque de sincérité et de confiance. Leur incapacité à parler d’une même voix et, surtout, à saisir la perche qui leur est tendue.

À date, le ministre d’État Matha a reçu une seule liste de la majorité et de nombreuses autres de l’opposition. L’on peut, dès lors, se mettre à l’évidence que les partis politiques de l’opposition, ou leurs responsables, ont d’autres calculs derrière.

homme de paix et de consensus, le chef l’État a dû accorder, jusqu’à demain, un délai supplémentaire pour y parvenir. En attendant, l’on retient que l’opposition continue de bloquer les travaux de la concertation politique qu’elle a pourtant appelée de tous ses vœux.

Caroline Bivigou

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