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Concertation politique : l’argent au centre des divisions au sein de l’opposition ?

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Incapable d’harmoniser la liste de ses représentants à la concertation politique, l’opposition gabonaise semble mal cacher ses intentions. L’annonce faite par le Premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze était claire : chaque bord politique devait désigner 40 délégués pour les travaux de fonds de ces assises.

Seulement, le délai imparti au dépôt des listes est arrivé à expiration et l’opposition a toujours autant de mal à s’accorder. Sur les 101 partis initialement listés, 95 ont répondu présent et seulement 60 personnes à parité égale, majorité-opposition devaient initialement prendre part aux discussions.

Côté majorité, le consensus a très vite été trouvé et la liste déposée à temps. Mais côté opposition, nous assistons à un remake de l’élection du bureau du Centre gabonais des élections (CGE).

Plus que jamais divisés, les opposants sont incapables de déléguer 40 personnes pour les représenter. Plusieurs interrogations au regard des attitudes désinvoltes de leaders de l’opposition méritent d’être posées avec acuité.

Comment comprendre qu’avec sa diversité de partis politiques, la majorité arrive toujours à s’accorder mais pas l’opposition ? Pourquoi tous les acteurs politiques de l’opposition veulent à tout pris y prendre part?

Selon certains observateurs de la politique gabonaise, la raison de cette pomme de discorde serait le partage des perdiems. Personne ne veut passer à côté de l’occasion de se faire un peu d’argent, au prétexte fallacieux de s’être assis sans parfois avoir apporté de proposition pertinente.

Pourtant les enjeux sont connus de tous. «Vous aurez un délai de 10 jours afin de permettre au gouvernement et au parlement de traduire en loi dans les délais impartis les recommandations issues de vos travaux», indiquait le chef de l’Etat en ouverture de ladite concertation.

Loin des petits intérêts de personnes, cette concertation est une chance unique de faire évoluer notre démocratie. Ils sont pourtant nombreux dans l’opposition à ne pas l’entendre de cette oreille. Comme quoi, « les mauvaises habitudes ont la dent dure ».

Par JM Azizet

 

 

 

Comments (2)

  1. pour votre crédibilité il aurait été adéquat d’ajouter le point de vu de certain leader d’opposition dans votre article. ceci pour faire montre d’un peu sérieux dans vos allégations.

  2. Le Gouvernement se joue des faiblesses de l’opposition. pourquoi une opposition de 120 partis politiques devrait il designer 40 candidats? vous trouvez cela raisonnable vous? même avec un seul représentant par parti, cela n est pas raisonnable. Alors a vous qui relayez l’absurdité bonne chance..

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