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Concertation politique: Maganga-Moussavou, Chambrier, Missambo et cie bientôt de retour ?

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Nouveau rebondissement au sein de l’opposition, huit jours après le démarrage de la concertation politique. Plusieurs écuries de l’opposition ayant claqué la porte de cette grande messe pourraient faire leur grand retour.

C’est du moins ce qui ressort de la rencontre tenue hier, lundi 20 février 2023, entre le Premier ministre et les membres de la plateforme « Alternance 2023 ». Reçues en audience par Alain Claude Bilie-By-Nze, les formations politiques membres de ce regroupement dirigé par Paulette Missambo ont présenté au chef du gouvernement un certain nombre d’exigences pour réintégrer la concertation et ainsi prendre part aux échanges.

Bien que n’étant que très faiblement ou pas du tout représentés au sein du parlement, l’Union nationale (UN), le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Réagir, le Parti social-démocrate (PSD)… souhaitent que soit pris en compte leur statut de parti ayant initié des mémorandums.

Les partis membres de cette plateforme estiment appartenir à une super opposition, au regard de l’avancée des événements. Seulement, sur le terrain politique, et surtout dans notre pays, la force d’un parti ne se mesure pas à sa capacité à rassembler pour une causerie ou un meeting, mais plutôt par le nombre d’élus que compte son écurie.

Ces ex-barons du pouvoir semblent se complaire dans des rôles fictifs. Leur retour à la table des discussions pourrait en réalité être motivé par les perdiems auxquels ils n’ont pas formellement renoncé.

Ils ont surtout appris à leurs dépens que la politique de la chaise vide en pleine période électorale n’avait aucun avantage. Ils l’ont d’ailleurs expérimenté en 2018, lors du double scrutin couplé législatif et local.

Le clou du spectacle, dernier point qui pourrait également motivé ce nouveau rétropédalage de la bande à Maganga Moussavou, Chambrier et cie, est qu’ils se sont rendus compte que leur absence à cette concertation n’avait nullement entravé le bon déroulement des travaux.

Voulant toujours jouer les premiers rôles au sein d’une opposition divisée en deux courants (factice et légitime), ces anciens pédégistes, toute honte bue, devraient incessamment rejoindre les discussions en cours et dont les recommandations seront traduites en lois, pour la tenue d’une élection aux lendemains apaisés.

Jean Marc Azizet

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