Société

Désinvolture et injures publiques : les Béninois du Gabon rappelés à l’ordre

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La désinvolture vis-à-vis des lois en République gabonaise et l’insolence de certaines commerçantes ont poussé le Consul honoraire du Bénin à convoquer, à deux reprises, ses compatriotes afin des leur rappeler la nécessité de se conformer aux textes en vigueur dans leur pays d’accueil.

C’est aussi et surtout pour préserver les bonnes relations de coopération avec la République sœur du Gabon que le consul honoraire du Bénin en terre gabonaise a, depuis quelques temps, entrepris d’interpeller ses compatriotes contre qui des plaintes sont constamment faites, et les inviter à une attitude respectueuse des loi en vigueur.

Le consul honoraire a d’abord convoqué ces compatriotes de la gente masculine exerçant dans le domaine du transport urbain et suburbain. Ensuite, le lundi 3 avril dernier, ce fut au tour de commerçantes d’être entretenues par Youssouf Maroya. Il était question pour le diplomate de mettre en garde ses compatriotes sur les risques encourus en cas de violation des lois en vigueur.

Visiblement pas très fier des écarts de comportement des commerçantes de sa communauté qui lui sont rapportés constamment, Youssouf Maroya a indiqué que celles-ci gagneraient à comprendre que le Gabon – comme tout autre pays, y compris le Bénin – est régi par des lois. « Nous ne voulons pas qu’elles (les commerçantes) soient des celles qui vont nuire aux relations qui existent entre les deux pays frères », a-t-il fait savoir.

Au nombre des comportements déviants que le diplomate reproche à ses compatriotes,  il y a l’injure publique auquel elles se livrent vis-à-vis de la clientèle et autres usagers du marché. « Aujourd’hui, les Gabonais maîtrisent nos langues, mais nos compatriotes ne le savent pas, d’autant plus qu’elles utilisent certains mots pour parler de nos frères et sœurs gabonais qu’ils connaissent », a-t-il regretté. Aussi, a-t-il rappelé à ses interlocutrices que « l’injure publique est un délit strictement puni au Gabon ».

Vivement que le consul honoraire n’ait prêché dans le désert et que ce bel exemple pédagogique fera école auprès d’autres représentations diplomatiques. Car, en effet, les ressortissants béninois sont loin d’être les seuls dans ce cas.

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