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Éducation Nationale :Explications autour de la polémique sur l’enseignement de l’homosexualité à l’école

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Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent au Gabon contre l’enseignement de l’homosexualité dans les établissements scolaires. Le ministère de l’Éducation nationale, ne pouvant rester insensible face à ces accusations, dénonce une campagne d’intoxication et de manipulation de l’opinion et affirme que les éléments à l’origine de la discorde sont contenus dans le guide de l’Éducation à la santé sexuelle et reproductive (ESSR) conçu depuis 2012 et est exclusivement destiné à l’enseignant. Les autorités de tutelle assurent par ailleurs que pour le niveau 5e au secondaire, la tendance homosexuelle n’est pas à l’ordre du jour.

Accusé par certains membres de la société civile, quant à son rôle dans la réforme des enseignements qui introduiraient «la promotion de l’homosexualité» dès le pré-primaire, le ministère de l’Éducation nationale via son ministre de tutelle, a décidé de s’exprimer sur cette question majeure qui cristallise l’attention de l’opinion. Tout en dénonçant une «campagne d’intoxication», le communiqué publié par le ministère, assure que les éléments à l’origine de la discorde ne sont pas directement destinés aux apprenants puisque contenus dans le guide de l’enseignant de l’Éducation à la santé sexuelle et reproductive (ESSR), conçu en 2012.

Pour le ministère ,il ne s’agit que d’«un outil pédagogique destiné à l’usage exclusif de l’enseignant en vue de la préparation des enseignements, tout en respectant scrupuleusement les programmes et les progressions officielles». Pour éviter la polémique, le ministère de l’Éducation nationale affirme que les progressions à dérouler pour le niveau de 5eme au secondaire «ne mentionnent pas la tendance homosexuelle telle que déclinée dans certains écrits». «Le ministère de l’Éducation nationale déplore profondément la campagne d’intoxication injustifiée faite actuellement sur l’enseignement de l’ESSR».

A voir de plus près, les réactions démesurées autour de cette question ressemble plus à une «forfaiture» savamment orchestré par certaines personnes mal intentionnées. D’ailleurs le ministère croit bon de les inviter au ressaisissement et dit réaffirmer son attachement à la culture et aux us et coutumes en vigueur en République gabonaise.

La Rédaction
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