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Face à la Diaspora en France,Jean Ping affirme :  » je ne suis pas l’homme providentiel du Gabon »

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Disparu des radars depuis un long moment, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, surnommé le Président de Facebook, a rencontré certains gabonais de la diaspora de France, amoureux de l’ambiance au Trocadéro. Durant près de 4 heures d’échange pendant lesquelles il n’a pas été franc et direct sur ses ambitions politiques, Jean Ping a fait une fuite en avant des différents sujets sur lesquels il était attendu. Au contraire, il a presque fait son testament politique. On vous explique tout !

Sur l’élection présidentielle de 2016

Attendu sur le sujet alors que certains membres de la diaspora gabonaise en France avaient fondé leur espoir dessus, le chef de l’opposition lors de cette élection,n’a rien apporté de nouveau sur ce débat. Certains se sont même exprimés en manifestant leur déception face à celui qu’ils qualifient au sortir de cette rencontre comme » le traître. »

Jean Ping a donc répété que la « résistance se poursuit même si on a pas de garantie de prendre le pouvoir. » Plusieurs compatriotes se sont même demandés si malgré le silence,le carnet d’adresses fonctionne toujours. Fuyant le débat, il n’a pas abordé les questions de procédure pénale internationale contre le président Ali Bongo Ondimba et du rôle de la CPI,de l’ONU, de la Commission Européenne,etc qu’il aurait sollicité à l’issue de l’élection. A bien l’écouter, l’issue de cette élection de 2016 est déjà bien terminée et le mandat d’Ali Bongo Ondimba est bel et bien achevé.

Sur l’élection présidentielle de 2023

Jean Ping s’est montré résigné en affirmant que dans le contexte actuel « les élections ne servent à rien au Gabon. » Selon certains analystes de son propre camp, beaucoup de langues se délient sur ce sujet. Comment quelqu’un qui a remis en cause la stratégie de l’Union Nationale en 2016 qui proposait la Destitution-Transition-Election( la fameuse DTE) et quelques années plus tard il affirme que pour lui l’élection présidentielle ne doit pas se faire. Lui « président élu » comme il aimait à se présenter en 2016 devient aujourd’hui anti-electoraliste.

Ce paradoxe dans la compréhension des enjeux et des perspectives démocratiques démontre que l’ancien président de la commission de l’Union Africaine veut personnaliser le combat pour l’alternance, cher à sa base. Cette déclaration a d’ailleurs jeté un froid dans la salle et a constitué la principale raison de la déception des membres de la Diaspora.

Ce qui est sûr, pour beaucoup de membres de son camp, Jean Ping a porté le coup de grâce à leur volonté de le voir se battre pour eux. Pour la plupart, le locataire des charbonnages est à l’image de Paul Mba Abessolo, Pierre Claver Maganga Moussavou et bien d’autres, porteur d’une déception de plus. Comme il l’a dit, « je ne suis pas le sauveur du Gabon. »

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