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Financement participatif, nouvelle trouvaille des opposants pour se faire du blé pendant les élections ?

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Depuis quelques temps, l’on constate que plusieurs candidats de l’opposition gabonaise se sont lancés dans des campagnes publicitaires grand public, pour solliciter un appui financier de la part de la population qui souffre déjà des effets de l’augmentation des prix et de l’inflation galopante. Cette stratégie de « la main tendue » est traduite comme la volonté de faire participer ses potentiels électeurs, mais à y regarder de plus près, sans contrôle et sans engagement particulier, c’est le moyen de se remplir les poches sans trop forcer.

Briguer un mandat politique ou un poste électif relève, en temps normal d’un projet politique personnel et savamment pensé pour permettre au postulant d’y parvenir. Or au Gabon, depuis peu, l’on constate que les membres de l’opposition et même de la société civile qui se lancent dans la politique, sont comme qui dirait, surpris des conditions pour participer au vote.

Comment comprendre que sans base politique, sans congrès et sans financement préalable, quelqu’un veuille obtenir un poste à haute responsabilité en comptant sur la générosité des personnes qu’il n’a jamais vu et à qui on n’a pas de compte à rendre ? Cette couleuvre étant difficile à avaler, rien ne garantit de la bonne foi, du sérieux et de la probité du candidat qui demande un appui financier.

Les partis politiques existants depuis quelques années et dont la gestion se fait par les membres de la famille telles que le Parti Social Démocrate (PSD) de Pierre Claver Maganga Moussavou, les Démocrates de Guy Nzouba Ndama, le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) de Alexandre Barro Chambrier et même les candidats indépendants qui ont déjà affiché leur volonté de briguer la magistrature suprême se font écho de cette pratique plus mercantiliste qu’autre chose.

Chacun devrait se faire sa propre opinion, mais on se demande quelle serait la crédibilité de ce type de candidat s’ils viennent à être élus. Continueront-ils à faire l’aumône dans l’exercice de leurs fonctions ?
Les autorités compétentes devraient se pencher dessus.

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