Le Croustillant

Gestion scabreuse des mairies : la récréation est terminée

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La récréation est définitivement terminée pour les auteurs et les coupables de détournement des deniers publics au Gabon. C’est la grande leçon à retenir du triste épisode final du feuilleton de la Mairie d’Oyem qui s’est soldé par l’interpellation par les services du B2 de Christian Abessolo Menguey.

Pendant longtemps, des habitudes de plusieurs hauts fonctionnaires de l’administration faisaient montre d’une légèreté et d’une facilité dans les mécanismes d’encaissement et de décaissement de l’argent public, à un point où ils se pensaient intouchables.

Le Président de la République, ayant identifié ce mal comme l’un des plus dangereux pour le développement du pays a d’ailleurs initié et renforcé le corpus juridique pour stopper l’évolution de cette gangrène. Le ministère de la Lutte contre l’enrichissement illicite, la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite, l’Autorité Nationale de Vérification et d’Audit (ANAVEA) sont autant de structures mises en place pour mettre hors d’état de nuire les auteurs des crimes financiers.

Que les adeptes des passes-passes ,les amoureux des pots-de-vin et surtout les chantres des jeux de détournement comprennent que la main de la justice ne tremblera pas face à leurs forfaits.
Que les voleurs et leurs complices tremblent de peur, que les partisans du détournement des moyens de l’État sentent la pression parce que plus rien ne sera comme avant.

L’affaire Christian Abessolo Menguey, maire d’Oyem, intervient quelques temps après celle de Léandre Zue, maire de Libreville. Cette deuxième interpellation d’un élu local démontre que pèse désormais sur la tête des maires du pays, quels que soient leurs bords politiques, leurs appartenances religieuses ou leurs villes d’origine, une grosse épée, prête à frapper lourdement pour rappeler à tous que le Gabon a fait de ce sujet, un fléau à éradiquer.

Messieurs et dames, vous êtes prévenus !

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