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Insécurité : la cote d’alerte ?

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Les forces de sécurité gabonaises, notamment la police, ont été sollicitées ces derniers mois pour tenter d’élucider des situations d’insécurité. Des affaires de meurtre.

Au moins cinq crimes ont été perpétrés entre les mois de novembre 2022 et janvier 2023. Ce nombre est loin d’être exhaustif, c’est pourquoi l’on pourrait parler de cote d’alerte.

En novembre de l’année dernière, deux ressortissants étrangers, Kader Adji et Balo Dramane, avaient été retrouvés morts sur la route de Kango, dans leur camion. Le même mois, dans un quartier de la commune de Bitam, la jeune Dallas Mbazogo-Megné a été sauvagement assassinée par son petit ami Lee Joël Ollomo Ngou.

Le début de l’année 2023 a été très marqué en termes de crimes crapuleux. Si l’on a recensé trois, l’on peut se contenter de ne rappeler que deux.

D’abord l’assassinat d’un commerçant sénégalais nommé Diop Amadou Mamadou, au quartier Acaé, dans le cinquième arrondissement de Libreville. Puis d’un Nigérian, le 21 janvier dernier, dans un salon de coiffure à Nkembo.

Il y a lieu de prendre déjà des mesures pour rassurer et sécuriser les citoyens qui commencent à s’apeurer. Les patrouilles de police constituent une des solutions plausibles, d’autant qu’elles ont un caractère dissuasif.

À côté de cela, il faudrait peut-être durcir le dispositif pénal. Mais aussi régler le problème des étonnantes mises en liberté des délinquants pris pourtant en flagrant délit.

Ne pas prendre conscience de la réalité actuellement observée laisse courir le risque de justice populaire. Comme en janvier 2020.

 

 

Caroline Bivigou

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