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Koula-Moutou : le caprice mortel de Samata Koumba

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Faut-il s’inquiéter pour nos enfants ? La question mérite d’être posée, et les évènements poussent à répondre par l’affirmative.

Au-delà des parents, le gouvernement est aussi interpellé par ce phénomène qui pourrait impacter négativement les générations futures.

Lesquelles se distinguent de plus en plus par des comportements immoraux les poussant, pour certains, jusqu’au suicide. Comme si la vie n’avait guère de sens à leurs yeux.

Alors qu’elle a encore en mémoire la grossière simulation d’un enlèvement la petite Noëlla Laïka Makanga (16 ans), entre Essassa et Nkoltang, pour échapper au courroux de sa famille après une énième fugue, voici que l’opinion est maintenant à s’interroger sur ce qui a bien pu se passer dans la tête de Samata Koumba.

La jeune fille de 17 ans se serait donnée la mort, le week-end dernier au quartier Makadium à Koula-Moutou, dans la province de l’Ogooué-Lolo. L’information rapportée par l’Agence gabonaise de presse (AGP) nous a été confirmée par les services policiers et judiciaires locaux.

Élève à l’école catholique de Makadium, elle serait passée de vie à trépas après avoir consommée un morceau de pain au milieu duquel elle aurait mis le raticide.

Déjà, en début de week-end, elle aurait passé du temps avec son petit ami. Ce dernier serait, rapportent nos sources, en fait allé l’informer qu’il était en train de voyager.

Après s’être dit au revoir, le petit ami de Samata serait parti à la gare routière où il espérait trouver un transporteur disponible. De son côté, persuadée que le copain voyagerait effectivement, la jeune fille serait allée passer la nuit ailleurs.

À son retour à la maison le samedi, elle aurait été étonnée de constater, non seulement que son petit ami n’a plus effectué son voyage, mais qu’il a finalement passé la nuit chez elle. Face à cette scène aussi gênante qu’humiliante, les parents de Samata vont alors la réprimander.

N’ayant pas apprécié les remarques de sa famille, elle aurait attendu la fin de la journée pour aller chercher à manger. L’AGP rapporte qu’elle serait ensuite revenue peu avant minuit, en se plaignant des douleurs abdominales et des vertiges.

C’est plus tard qu’elle aurait avoué avoir consommé un sandwich fait de pain au raticide. Bien que conduite d’urgence au centre hospitalier régional Paul-Moukambi de Koula-Moutou, et malgré la prise en charge du personnel médical, Samata Koumba va rendre l’âme. Laissant des proches stupéfaits.

Folie de jeunesse ou crise de puberté ? Bien malin qui répondra avec précision à cette interrogation.

 

Caroline Bivigou

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