Le Croustillant

Le prix élevé du sucre est dû à la surenchère de certains commerçants véreux

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On a tous constaté que depuis quelque temps, les populations gabonaises des grandes villes du pays font face à une pénurie de sucre, produit de première nécessité, très utilisé au quotidien par les ménages. Actuellement, dans certains magasins et autres supérettes, le paquet d’un kilogramme peut se monnayer, sur le marché, à plus de 1 500 FCFA, voire 2000 FCFA, alors que le prix officiel homologué est de 925 FCFA. Ce qui contribue à accentuer la cherté de la vie et plomber les économies du citoyen lambda déjà affaibli par la hausse des prix des denrées.

Les raisons de la pénurie

Les facteurs explicatifs de cette pénurie sont essentiellement d’origine logistique. Selon le directeur commercial et marketing de la Société Sucrerie africaine (Sucaf Gabon), Donald Ollo Nguema, cette carence ne serait plus qu’un vieux souvenir dans les semaines à venir. «…dès qu’on arrive en saison sèche, la route sera plus rapide pour approvisionner Libreville et toutes les provinces».

Donald Ollo Nguema a fait savoir que la rupture de la chaine de distribution est relative à un «souci logistique». «Nos usines sont implantées à plus de 700 km et avec les soucis de rails qui ont repris, mais aussi l’état de la route, empêche que le sucre puisse remonter convenablement», a -t-il dit, ajoutant qu’ils espèrent que d’ici les prochaines semaines, la situation va revenir à la normale.

Comme on peut le constater, ces pénuries de sucre seraient dues à de nombreuses intempéries et au mauvais état des routes. Ce qui empêche d’acheminer convenablement et dans les délais ce produit très sollicité par la population.

La surenchère et la spéculation de certains commerçants malhonnêtes

L’absence de ce produit de première nécessité et de grande consommation dans les différentes structures commerciales, depuis quelques semaines, fait l’objet de questionnements au sein des populations. Elles s’interrogent en effet sur les raisons pouvant expliquer cette situation pénalisante, notamment au regard du fait que ce produit est pourtant fabriqué au Gabon.
Donald Ollo Nguema précise également que pour le moment, le sucre remonte progressivement. «Les stocks montent au compte-goutte. Un ou deux conteneurs qui arrivent, c’est vite absorbé. Il faut à peu près deux à trois semaines, parce que nous sommes en saison de pluies. Dès qu’on arrive en sèche saison, la route sera plus rapide pour approvisionner Libreville et toutes les provinces», a-t-il fait comprendre.
Cette rareté du produit,fait que les rares commerçants qui ont le privilège d’être approvisionné en profite pour faire de la surenchère et augmenter les prix au grand dam des populations qui en pâtissent. La Direction générale de la concurrence et de la consommation devrait être plus regardant sur ce phénomène.

Rétablissement progressif des choses

Pour voir à nouveau le produit «princesse Tatie» orner à nouveau les rayons des différentes surfaces commerciales du pays en quantité suffisante, les populations devront donc patienter encore quelque temps. Périodes pendant lesquels on espère que toutes les contingences se résolvent.

Malgré les efforts consentis par le gouvernement, l’on constate pour le déplorer que malgré les soucis d’ordre logistique, ce sont les commerçants qui créent cette situation et occasionnent ce désordre. Aux populations de dénoncer les malhonnêtes.

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