Le Croustillant

Les cinq principaux visage de la démagogie

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Pour ce numéro du Croustillant notre rédaction a soigneusement concocté pour vous, une belle brochette d’hommes politiques instables. Découvrez dans ce numéro, le top 5 des girouettes politiques. Avec un point en commun, celui d’avoir bénéficié pendant des décennies durant, des largesses du pouvoir, ces hommes se font désormais passer pour des saints au sein de l’opposition.

Au sommet de la pyramide , Pierre Claver Maganga-Moussavou, dit le Bouvier de Moutassou. Il rêve depuis sa tendre enfance du fauteuil présidentiel.

Imbu de sa personne et d’une éducation quelconque, Pierre-Claver Maganga Moussavou traite tout le monde de haut. Sauf lorsqu’il cherche à obtenir une promotion ou des faveurs d’une tierce personne. A la recherche de la fonction de Vice-président de la République , l’ancien maire de Mouila ne manquait pas de faire des clins d’œil à Ali Bongo, jusqu’à l’obtention du poste.
Celui qui depuis 1993 faisait le yoyo a très vite retourné sa veste après son limogeage en 2019 suite au « Kévazingo Gate ». Après le retour de convalescence du chef de l’Etat, le bouvier de Moutassou a recommencé la manche, multipliant les sorties médiatiques, avant de se rendre compte que son règne était terminé. Habitué des coups d’éclats il a décidé de se présenter a l’élection présidentielle de 2023. Va-t-il cette fois dépasser la barre de 0%, son score de prédilection ? La question se pose avec acuité .


En deuxième position Alexendre Barro Chambrier, le prince héritier du 4ème arrondissement, candidat du Congo.

L’héritier du siège du 4ème arrondissement de la commune de Libreville semble avoir la mémoire courte. Aujourd’hui opposant, l’ancien ministre des hydrocarbures et des finances crache dans la soupe qui l’a nourrit. Sans doute en raison des grâces qu’il obtient du Congo où il s’est résolu à mendier un soutien. Ancien baron du régime en place à qui il doit tout, le fils de feu Eloi Chambrier n’est pas moins une girouette politique. Après son éviction du parti au pouvoir, il a créé avec Michel Menga le Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) avant de se lancer dans une guerre de leadership. Puis, de créer le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) dont il est le seul maître. Le petit prince du 4ème arrondissement qui a les yeux plus gros que le ventre n’a, en 2018, pas pu battre Séverin Pierre Ndong Ekomy lors des élections couplées législatives et locales. Incapable de conserver le siège qui lui a été légué en héritage il se lance aujourd’hui dans la course à la présidentielle sans réel projet de société.

En troisième position Bertrand Zibi, l’ancien « capiste » Nelson Mandela du Mapane.

Désormais ex taulard, Zibi Abaghe, ancien député de Bolossoville pour le compte du parti au pouvoir se présente désormais comme le Nelson Mandela gabonais. Après un bref séjour dans l’hexagone où il a annoncé sa candidature, Zibi a fait un retour au pays et comptait sur le peuple gabonais pour l’accueillir en masse, en chant et en fanfare. Sauf que cet accueil à l’aéroport international Léon Mba, de mémoire n’a été réservée qu’à Ali Bongo après son retour de convalescence du Maroc. Le « Ndoss » du Mapane a dû se contenter de deux pelés et trois tondus. L’ex soutien inconditionnel de Jean Ping sait que ses chances de victoire sont quasi-inexistantes qu’il appelle déjà insidieusement à une candidature unique de l’opposition qu’il se dit prêt à soutenir.

Quatrième position Paul Marie Gondjout, le condescendant « gigolo politique » et gendre de Zacharie Myboto.

S’il existait des gigolos politiques, Paul Marie Gondjout serait sans aucun doute les rois des « gigolos politique ». Depuis son fameux mariage avec CHANTAL MYBOTO, une  aubaine pour lui, PAUL MARIE GONDJOUT vit dans la quiétude et la sécurité  avec de l’argent acquis frauduleusement par sa belle famille. Argent, biens immobiliers, placements financiers divers, son épouse a rendu cette relation plus que lucrative et avantageuse pour lui. L’homme qui a une réputation de dandy, bien propre sur lui, charmeur sait captiver l’attention des personnes de l’autre sexe, même haut cadre dans l’administration Gabonaise. Son train de vie luxueux n’est nullement justifiable par son travail personnel. Incapable de battre Paulette Missambo lors de la présidentielle de l’Union Nationale, le beau fils de « l’autre » a préféré semer la zizanie au sein de cette formation politique en créant une branche dissidente avant de se faire copieusement virer . Son mal-être était tel que pris de honte, il a annoncé la création de son parti politique, Union nationale Initiale (UNI) pour se porter candidat à l’election présidentielle de 2023.

Pour fermer la boucle, Raymond Ndong Sima , « la vache qui rit » économiste et expert démolition d’entreprises.

Économiste et spécialiste en redressement des entreprises, Raymond Ndong Sima s’érige aujourd’hui en donneur de leçons alors même qu’il a faillit a plusieurs de ses obligations lorsqu’il était au pouvoir. Dans l’administration para publique il s’est vu confier les redressements de la compagnie Forestière du Gabon et Hevegab. Deux challenges auxquels l’expert échoue avec brio, puisque les entreprises ont toutes mis la clé sous le paillasson. Le premier Premier ministre de l’histoire du Woleu-Ntem, démissionnait du parti au pouvoir parce que informé de sa prochaine comparution devant le comité de disciple du PDG. Fourbe, il prend les devants et la commission et démissionne pour ne jamais passer en conseil de disciple. Depuis son départ, il a prit part à des joutes électorales notamment celle de 2016, où il n’a pas battu le score de Maganga-Moussavou et s’est lui aussi inscrit sur la longue liste des 0%. Depuis son basculement dans l’opposition, cet autre ancien baron du système passe ses journées à critiquer le gouvernement alors qu’il a, à son actif en qualité de Premier ministre, un bilan nul. Malicieux, il est la main noir derrière le Copil citoyen comme en témoigne une note vocale, dans laquelle il donnait des recommandations, pour « piéger » le pouvoir en place. Raymond Ndong Sima semble avoir huilé sa stratégie pour déstabiliser le régime, malheur pour lui, il a en face un parti politique dont les tentacules sont bien implantées sur l’ensemble du territoire et même au sein de la diaspora.

 

La Rédaction
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