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Les patrons de presse sensibilisés sur leurs responsabilités en période électorale

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Germain Ngoyo Moussavou, en sa qualité de président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a reçu, plusieurs responsables de presse. Il a tenu à faire un rappel de la place de la liberté d’expression au Gabon et par la même occasion, sensibiliser les différents directeurs de publication sur la responsabilité sociétale et citoyenne des journalistes qui évoluent au sein de leurs rédactions respectives.

Les élections générales 2023 qui se profilent à l’horizon au Gabon est un bon prétexte pour insister sur le caractère sensible de la période à venir, et du métier de journaliste, d’où l’invite à certains responsables de la presse écrite et en ligne de la place pour un échange franc sur la responsabilité sociétale et citoyenne des journalistes.

La Loupe, Le Mbandja, La Cigale enchantée, Gabonreview, Gabon Média Times, Dépêche 241, Focus Groupe Média et 7 Jours Infos accompagnés de quelques conseillers et du Pr Anaclet Ndong Ngoua , Président du Conseil Gabonais de la Liberté de la Communication (CGLC), instance d’autorégulation des médias, ont pris une part active à cette rencontre à forte portée pédagogique pendant laquelle le président de la HAC n’a pas manqué de rappeler que « la liberté de la presse était un acquis démocratique inaliénable dont la HAC demeure, au niveau institutionnel, le principal protecteur et promoteur », a-t-il indiqué.

Si la liberté d’expression s’exprime sans retenue au Gabon,elle l’est davantage depuis l’arrivée à la tête de la Haute autorité de la communication de Germain Ngoyo Moussavou, crédibilisée en cela par le nouveau classement de Reporters Sans Frontière (RSF) dans lequel en l’espace de deux ans, le Gabon est passé de la 117ème à la place 94e, sur 180 de cet indice international de mesure de la liberté de la presse dans le monde.

Cette évolution salutaire ne doit pas faire perdre de vue aux professionnels de l’information, que l’expression de la liberté de la presse est encadrée, et que celle-ci ne saurait s’exercer en causant du tort à la société. Qu’en vertu de son statut de façonneur d’opinion au sein de l’espace public, le journaliste doit en toute responsabilité « éviter tout dérapage tendant à fragiliser la paix sociale, la cohésion nationale et le vivre-ensemble », a-t-il ajouté.

Avant de terminer, le président de la Haute Autorité de la Communication a précisé qu’il veillera à ce que « la liberté, l’honorabilité et la vie privée des autres citoyens ne soient pas chahutées, bridées, encore moins violée, par une presse liberticide », en ce sens que, la liberté de la presse s’arrête où commence le code de la communication et le code pénal.

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