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Nominations à l’Éducation nationale : la ministre veut réparer l’erreur

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Il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est avec humilité que Camélia Ntoutoume-Leclerq s’est appropriée cette célèbre maxime.

En proie à de virulentes critiques de la part de certains de ses administrés au sujet des récentes nominations des responsables des directions d’académie provinciale, la ministre de l’Éducation nationale a tout de suite compris le bienfondé de corriger ce qui doit l’être. Et c’est en cela qu’elle vient de réunir les commissaires pour le traitement des recours des affectations.

Il s’agit de tous les commissaires ayant siégé lors de la dernière commission de redéploiement, de réajustement et de recours en annulation des mutations et affectations des agents relevant de son département ministériel.

Camélia Ntoutoume-Leclerq a voulu s’assurer que les commissaires en question ont traité les différents cas conformément aux critères arrêtés, et que les décisions issues de ces travaux ne souffriraient d’aucune contestation après leur publication. Aussi, s’est-elle étonnée que « les décisions validées par tous soient contestées« .

Il faut rappeler que les décisions d’affectation signées par le ministre de l’Éducation nationale visaient à réduire substantiellement le déficit en enseignants constaté, notamment à l’intérieur du pays.

La semaine dernière, la membre du gouvernement a été accusée par certains administrés de violer les textes en vigueur, concernant les personnels habilités à occuper les fonctions de directeur d’académie provinciale (DAP). Lesquels doivent être choisis parmi les inspecteurs pédagogiques du premier ou du second degré totalisant une ancienneté de cinq ans.

« Or, des neuf DAP que compte le Gabon, tous ou presque, sont des enseignants du secondaire », ont ces administrés. Non sans évoquer l’absence d’équité administrative qui voudrait qu’il y ait cinq inspecteurs pédagogiques du premier degré et quatre du second degré, ou vice-versa.

Après la réunion avec les commissaires, l’on attend maintenant que le mal soit totalement réparé.

 

Caroline Bivigou
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