Le Croustillant

Plusieurs opposants prêts à soumettre le Gabon à l’influence du Congo-Brazzaville

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La tenue récente du sommet de la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale) à Libreville a été l’occasion pour certains opposants gabonais de se retrouver sous le feu des critiques. En effet, Barro Chambrier, Paulette Missambo et Pierre Claver Maganga Moussavou, entre autres, se sont rendus à l’hôtel où séjournait le président congolais de Brazzaville, faisant ainsi preuve d’une attitude jugée irresponsable.

Ces opposants se sont alignés en file indienne devant l’hôtel, en quête d’espèces sonnantes et trébuchantes distribuées selon certains témoignages. Barro Chambrier, déjà bien connu pour ses liens matrimoniaux avec la famille régnante du Congo-Brazzaville, est un habitué de ce genre de visites. Il mise apparemment sur ces relations pour accumuler un trésor de guerre lui permettant de se hisser au sommet de l’État gabonais.

Il semble que cette attitude ne soit pas nouvelle pour Barro Chambrier, qui avait déjà exprimé son ambition de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 avec le soutien financier de Brazzaville. Cependant, il avait été devancé par un autre acteur politique qui avait obtenu une importante somme d’argent de la part du pouvoir congolais.

La déception de Barro Chambrier quant à ce soutien financier détourné l’aurait poussé à se rapprocher davantage de Jean Ping lors de l’élection de 2016. Cependant, ses ambitions présidentielles n’ont pas abouti comme prévu.

Cette fois-ci, Barro Chambrier compte sur sa proximité matrimoniale avec le pouvoir de Brazzaville pour être élu lors du prochain scrutin présidentiel, même si cela implique de brader la souveraineté de l’État gabonais, une perspective qui suscite des inquiétudes parmi les Gabonais.

De son côté, Paulette Missambo, investie par le Parti Union nationale, aspire à être adoubée comme candidate unique de l’ensemble de l’opposition. Elle compte sur la plateforme civile « Gabon d’abord » pour réaliser cet objectif, mais ses liens avec l’ancien Parti « REAGIR » semblent se refroidir, diminuant ainsi ses chances de s’appuyer sur les relations avec Brazzaville pour sa campagne.

Pierre Claver Maganga Moussavou, Gnembou Moutsona et d’autres opposants, malgré leurs clins d’œil à Brazzaville, sont également scrutés par les observateurs pour leur soumission potentielle à l’égard du pouvoir congolais.

Pour certains observateurs, il est inquiétant de constater que certains prétendants au fauteuil présidentiel gabonais semblent prêts à sacrifier la souveraineté de leur pays au profit de leurs ambitions personnelles. Ces comportements soulèvent des interrogations quant à leur véritable engagement envers le Gabon et ses intérêts. La situation fait naître des inquiétudes quant à la préservation de l’indépendance et de la souveraineté du pays, et les Gabonais jugeront de la crédibilité et de l’intégrité de leurs leaders lors des élections à venir.

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