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Prisons du Gabon : nécessité de revisiter la stratégie de réinsertion des détenus

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Il est connu de tous que le pénitencier est un endroit où une personne est placée en privation de liberté, en raison d’une infraction à la loi commise. Mais c’est aussi un lieu de réinsertion sociale.

Au Gabon, il est malheureusement constaté que parmi ceux qui recouvrent la liberté après avoir purgé une condamnation ou à la suite d’une détention préventive, retrouvent assez rapidement le milieu carcéral. Particulièrement les jeunes.

Il en est ainsi de Dan Mamboundou, Olivier Aboui Akoué et Koami Sodjine, auteurs présumés de l’assassinat d’un commerçant sénégalais au quartier Acaé, au sud de Libreville, dans la nuit du 10 au 11 janvier 2023. Les trois individus sont, en effet, des repris de justice, nous apprend l’état-major des polices d’investigations judiciaires (EMPIJ).

Ils se sont retrouvés à la prison centrale de Gros-Bouquet, où une amitié est née entre eux. Une fois dehors, leur relation a continué.

Mais, plutôt que de se repentir, ils ont choisi de rester en porte-à-faux avec la loi. C’est d’ailleurs ensemble qu’ils ont planifié l’acte irréparable commis sur le ressortissant ouest-africain.

Tout cela soulève la problématique de la stratégie de réinsertion sociale des prisonniers au Gabon. Une stratégie qui semble inefficace jusque-là.

Et qui pousse à penser à son amélioration ou réajustement. D’autant que le cas des trois jeunes cités plus haut n’est pas le seul. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les registres des unités de police et de gendarmerie, mais aussi du parquet de la République et du plus grand pénitencier gabonais.

 

 

Caroline Bivigou

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