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Quand opposants et société civile s’allient pour promouvoir la haine et la violence

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Nul n’est sensé sans doute ignorer que pour la première fois de son histoire, le Gabon organisera le 26 Août prochain ses premières élections générales ( Présidentielle, Législatives et Locales). Des échéances qui laissent planer le spectre d’une crise post-électorale si l’on s’en tient aux différents messages véhiculés par quelques leaders de l’opposition et de la société civile.

Alors que du 13 au 23 Février dernier,le Chef de l’État Ali Bongo Ondimba avait appelé la classe politique gabonaise à des assises dont l’un des objectifs majeurs était d’assurer des lendemains apaisés au sortir de l’élection présidentielle du 26 Août prochain, il semble que le message ne soit pas bien passé chez tous les acteurs politiques du pays, principalement ceux de l’opposition ayant catégoriquement refusé d’y prendre part. En effet depuis quelques temps déjà, plusieurs d’entre eux brillent par des sorties alarmantes, et comme si cela ne suffisait pas quelques leaders de la société civile se sont invités à la danse.

Incitation à la haine et à la violence, c’est dans cela que bon nombre d’entre eux excellent depuis ces derniers temps.Parmi eux Alexandre Barro Chambrier, Raymond Ndong Sima, Pierre-Claver Maganga Moussavou tous candidats à l’élection présidentielle, Marcel Libama, Geoffroy Foumboula Libeka, Georges Mpaga, acteurs de la société civile. Ces derniers comme un orchestre jouent sur la même musique, ainsi on peut les écouter avancer des propos tels que « Nous allons prendre le pouvoir de gré ou de force. En cas de défaite de l’opposition lors du scrutin du 26 Août le peuple doit se soulever pour protester vigoureusement contre ledit résultat. La libération du Gabon ne peut pas se faire sans payer le prix. » Face à de tels discours, on serait tenté de se questionner sur les réelles motivations de ces personnes qui disent pourtant vouloir du bien du peuple alors que leurs actions témoignent du contraire. Surtout lorsqu’on a conscience des dégâts que pourraient engendrer ces multiples appels au soulèvement populaire et à la haine.

Ces attitudes qui contribuent fortement au climat de défiance observé depuis quelques temps ; dernier fait en date des heurts qui ont récemment éclatés à Franceville lors de la causerie politique d’Alexandre Barro Chambrier laissent planer le spectre de la crise post-électorale de 2016. Face à une majorité qui prône pour l’unité, le vivre ensemble et la paix, l’opposition et la société civile proche d’elle ont délibérément choisi la voie de la violence et de la destruction. Peut-être faudrait-il leur rappeler les paroles de feu Président Omar Bongo Ondimba qui disait un jour, « On ne construit pas dans la guerre. » Des paroles remplies de sens et qui renvoient à ce que réclament l’ensemble des gabonais, c’est à dire vivre dans la paix car disons-le, le pays a besoin de cela pour continuer à briller aux yeux du monde.

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