Politique

Raymond Ndong Sima et ses analyses lunaires sur la réalité de la vie chère au Gabon

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Tout le monde reconnaît les capacités intellectuelles et d’économiste chevronné de Raymond Ndong Sima, pourtant depuis sa radicalisation « en tant qu’opposant à tout ce qui se fait »,on se demande si pour lui déclarer son scepticisme à tout va, ne remet pas en cause ses qualités qui l’ont porté à la primature de février 2012 à janvier 2014. Du haut de sa chaire, il le sait pourtant, l’inflation n’est pas une nouveauté et aujourd’hui il choisit d’ignorer que la politique monétaire, budgétaire ou la réglementation peuvent aider à lutter contre l’inflation.

Se présentant partout lors de ses causeries en miniature comme un technicien de haut vol et détenteur d’un savoir supposé, l’ancien premier ministre d’Ali Bongo Ondimba mêle ses sentiments personnels aux analyses économiques qui soi-disant devraient aider le pays.

Sur les propositions faites durant les Assises nationales sur la vie chère, Raymond Ndong Sima a donné sa part de lecture de cette actualité qui nous paraît en deçà de ses capacités intellectuelles qu’il revendique chaque jour. En effet, sa lecture de l’actualité économique actuelle n’a rien d’originale, mais plutôt, il prend le raccourci du populisme afin d’éviter les vraies questions de fonds pour attirer les avis de ses semblables qui lui seront toujours favorables.

Pourtant on le sait, dans une économie de production, les pouvoirs publics disposent effectivement de tous les leviers pour lutter contre la vie chère. Mais le pouvoir d’achat n’est pas une notion exclusive : il s’applique aussi à des économies basées sur la rente et la consommation de produits importés comme notre pays le Gabon.

Même s’il est avéré que le pays a besoin de réfléchir pour une refonte complète de son économie, il ne faut pas se projeter dans l’avenir en oubliant le présent. On ne peut réfléchir sur le long terme sans songer à la satisfaction des besoins immédiats des populations. « En raisonnant de la sorte, il se limite au lien entre l’offre et la demande, oubliant de nombreux paramètres, notamment le prix de l’énergie ou du transport, les coûts de production, les fluctuations des taux de change, les salaires, la mondialisation et les progrès technologiques » pouvait affirmer un économiste dans un média de la place. A trop vouloir affirmer son scepticisme, l’ancien Premier ministre fait dans le <<raccourci mystificateur ». A trop vouloir dénier au gouvernement toute capacité d’action, il fait comme si la lutte contre l’inflation était une nouveauté. Pourtant, en son for intérieur, il le sait : la politique monétaire, budgétaire ou la réglementation peuvent aider à lutter contre la vie chère.

 

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