Économie

Transport fluvial : l’Afrique centrale en quête de compétitivité

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Depuis hier, et ce jusqu’à ce vendredi 3 février 2023, Libreville abrite un atelier de sensibilisation des parties prenantes à bonne gestion des déchets issus des unités fluviales et des plateformes portuaires de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS).

Globalement, cette rencontre met en exergue le défi de booster l’un des secteurs névralgiques de l’économie gabonaise, à savoir le transport par voies d’eau intérieures. « Cet atelier conforte le Gabon dans sa volonté de faire du sous-secteur du transport fluvial un des atouts majeurs de son économie« , a souligné le Dr Landry Ndoumatseyi Botongoye, le directeur de cabinet du ministre des Transports, à l’ouverture de ces assises.

La CICOS est un organisme qui, en Afrique centrale,a été créé au lendemain des indépendances, avec pour intérêt d’exploiter les ressources en eau dans le bassin du Congo. En somme, l’objectif est de renforcer l’intégration régionale dans le bassin du Congo et de promouvoir une coopération solide entre les États en matière de navigation fluviale.

C’est pourquoi le représentant du ministre des Transports a profité de l’occasion pour rappeler que « les fleuves Congo et Ogooué représentent les principales voies de communication en Afrique centrale, utilisées tant pour le transport des passagers que celui des marchandises« . Des voies de communication font face à un certain nombre de défis qui ralentissent son exploitation optimale.

À côté de ce défi lié à la compétitivité fluviale, on note une absence criarde de textes d’application des conventions, lois et règlements en matière de transport fluvial. Mais aussi que la pollution des voies d’eau et des plateformes portuaires.
Pour apporter des solutions à ces problèmes, le secrétariat général de la CICOS a récemment doté les pays membres des règlements communs relatifs à la gestion des déchets issus des unités fluviales et des plateformes portuaires ainsi que des équipements de collecte des déchets solides. Ce, conformément à une de ses missions principales portant sur la préservation de l’environnement des voies d’eau intérieures.

« Le présent atelier constitue l’une des activités du projet d’appui à la réglementation, la facilitation, la sécurisation et la durabilité du transport fluvial dans la zone CICOS (PARFSED) financé dans le cadre du 11e Fonds européen de développement (FED) », a indiqué, de son côté, le Dr Dorice Kuitcha Kengni, coordonnatrice du projet. Lequel a pour objet de contribuer à améliorer les infrastructures de transport fluvial de l’espace CICOS pour en faire un corridor d’enclavement et d’intégration de l’Afrique centrale.

Au demeurant, la compétitivité recherchée du transport fluvial de notre sous-région passe, entre autres, par une appropriation des outils et du processus de gestion des déchets issus des unités fluviales et des plateformes portuaires, afin de lutter efficacement contre la pollution et d’améliorer l’environnement portuaire ainsi que les voies d’eau intérieures.

 

Caroline Bivigou

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