A la UneSociété

Vie chère : des assises pour voiler l’échec de la nouvelle mercuriale ?

Ecouter cet article

Entrée en vigueur le 1er octobre dernier 2022, la nouvelle mercuriale des prix des produits de première nécessité peine à freiner l’inflation. Les ménages souffrent toujours autant de la flambée des prix. Pour palier cette difficulté, des assises nationales pour lutter contre la cherté de la vie se tiennent à Libreville depuis le 11 avril.

Conscient des difficultés du gabonais Lambda à joindre les deux bouts, en raison des prix excessifs des produits de première nécessité , le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba annonçait à l’ouverture de la concertation politique, la tenue dans les prochaines semaines des assises sur la vie chère.

Après les assises provinciales, le gouvernement, les consommateurs et les opérateurs économiques discutent actuellement sur les mécanismes à mettre en place pour redonner un coup de souffle au panier de la ménagère.

De nombreuses personnes voient en cet événement, une messe de plus sans enjeu réel. A tord ou à raison, des acteurs de la société civile ne manquent pas de faire un parallèle avec l’échec de la nouvelle mercuriale.

Viande, riz, poisson, lait… ce sont au total 48 produits inscrits dans cette mercuriale dont les prix avaient été bloqués pour soulager le panier de la ménagère. Après le lancement, plusieurs agents de la DGCCRF avaient investi les rues et les marchés à la chasse d’opérateurs économiques véreux et récalcitrants.

Une opération qui n’aura été que de courte durée. Il faut croire qu’il ne s’agissait qu’en réalité, d’une campagne de communication, sans réelle motivation, au regard de la recrudescence, ces derniers mois des spéculations des prix. Le prix de l’huile ou de la boîte sardine varie encore aujourd’hui d’un commerce à un autre.

Où sont les agents contrôleurs? La question se pose avec acuité à l’heure où, gouvernement, opérateurs économiques et consommateurs réfléchissent sur de nouveaux mécanismes pour réduire le coût de vie au Gabon.

Si le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations qui seront issues des travaux des assises, il faut surtout l’implication de tous pour définitivement mettre un terme à ce phénomène. Le gouvernement pour veiller à l’application, les consommateurs pour dénoncer, et les opérateurs économiques pour respecter. La formule est sue de tous. Reste plus qu’à l’appliquer.

 

Laisser un commentaire